Opinion
| 01 Février 2010
Confortablement installé devant un petit café, je me surprends à refaire le monde en ce lendemain d'élections. Je me demande si nous ne sommes pas devenus aliénés de notre propre mode de vie ?
Aujourd'hui les gens courent du matin au soir ; on appelle ça le progrès !
Regardez autour de vous, dans le métro, au volant ou dans la rue. Regardez courir ces corps sans âme, toujours pressés, tristes et le regard vide. Ils ont peur ! Peur de demain, peur de perdre, peur de mourir, peur d'être pauvre. Ils ne regardent personne, coincés dans leur bulle comme dans une armure trop étroite. Des carcasses automatisées sans personne à bord. Ils ne sont pas là, ils sont ailleurs ; dans leurs oreilles, à oublier leurs peurs en écoutant de la musique. Quand vous leur parlez, ils vous regardent sans vraiment vous écouter.









