Confortablement installé devant un petit café, je me surprends à refaire le monde en ce lendemain d'élections. Je me demande si nous ne sommes pas devenus aliénés de notre propre mode de vie ?

Aujourd'hui les gens courent du matin au soir ; on appelle ça le progrès !

Regardez autour de vous, dans le métro, au volant ou dans la rue. Regardez courir ces corps sans âme, toujours pressés, tristes et le regard vide. Ils ont peur ! Peur de demain, peur de perdre, peur de mourir, peur d'être pauvre. Ils ne regardent personne, coincés dans leur bulle comme dans une armure trop étroite. Des carcasses automatisées sans personne à bord. Ils ne sont pas là, ils sont ailleurs ; dans leurs oreilles, à oublier leurs peurs en écoutant de la musique. Quand vous leur parlez, ils vous regardent sans vraiment vous écouter.

L'homme d'aujourd'hui se comporte comme un automate, abandonnant sa vie et sa destinée à un système qui ne cherche qu'une chose: son propre enrichissement. L'homme du XXIe siècle confondrait-il «mode de vie» avec «mode de consommation» ? Quel est l'impact de cette course à la surconsommation et à la recherche de reconnaissance ?

Le dalaï-lama relevait qu'un des paradoxes de l'homme consistait à perdre sa santé pour accumuler plus d'argent pour ensuite perdre de l'argent pour retrouver la santé... «Il pense anxieusement au futur, oubliant de vivre le présent de telle sorte qu'il finit par «non-vivre» ni l'un, ni l'autre. Il vit comme s'il n'allait jamais mourir et mourra sans jamais avoir vécu.»

Pourtant, un des secrets du bonheur consiste à seulement être conscient de son existence propre, de son unicité et de la partie divine qui nous habite. Le bonheur ne s'appelle pas «iPod» et n'a rien à voir avec le dernier gadget à la mode. Pas plus d'ailleurs qu'avec notre niveau social, ou notre compte bancaire.

C'est dans le partage, l'estime de soi et de la satisfaction du devoir accomplit qu'il faut chercher.

Malheureusement, la tendance est de plus en plus à une existence virtuelle. Nous communiquons électroniquement, achetons virtuellement et négligeons le plus souvent le sens profond de la communication, du partage et de l'interrelation intime avec les autres formes de vie, qu'elles soient animale (incluant l'Homo Sapiens), végétale ou même minérale. Nous oublions trop souvent que «Le Tout est supérieur à la somme des parties» et que nous ne somme qu'une infime partie de ce «Grand Tout». Et alors me direz-vous ?

Alors, au Québec, les ordonnances d'antidépresseurs grimpent quasiment de manière exponentielle. En 2000, il y a eu 2,4 millions d'ordonnances prescrites. On est passé à 3,7 millions en 2003, à 4,2 millions en 2004, à 4,6 millions en 2005, à 5,1 millions en 2006 et finalement à 5,9 millions pour 2007... On a donc doublé le nombre d'ordonnances entre 2000 et 2007.

De plus, l'absentéisme pour raison de santé mentale a augmenté de 150 % en 10 ans ». Les demandes d'invalidité de longue durée ont augmenté de 120 % pour la même période et la moitié de ces demandes sont reliées à des troubles d'ordre psychologique. Les psychotropes sont désormais le premier ou le second type de médicaments les plus prescrits(1).

Ne pensez surtout pas que la situation au Québec soit particulière ; la tendance est la même partout. Elle est due à l'intensification du travail qu'on observe partout en Occident.

Il est important de redéfinir nos priorités et les choses qui sont importantes pour nous. Que désirons-nous vraiment ? Nous ne pouvons avoir à la fois le beurre et l'argent du beurre, pas plus que nous ne pouvons spéculer sur les pétrolières et maintenir un prix à la pompe raisonnable.

Pas de culpabilité, de la responsabilité. On fait partie du problème ou on fait partie de la solution. On ne peut faire partie des deux.

La vie est tellement plus simple, quand nous arrêtons de nous la compliquer.

Alors, Stop ! Arrêtez de lire 1 minute. Fermez les yeux, laissez tomber votre tête en avant, relâchez les épaules, relâchez chaque muscles de votre corps. Prenez 3 respirations bien profondes. Ramenez à votre l'esprit un moment particulièrement agréable, souriez, prenez une autre respiration et ouvrez les yeux.

Comment vous sentez-vous ?

Imaginez ce que donneraient trente minutes par jour !


 

http://www.cyberpresse.ca/article/20080123/CPACTUALITES/80122287/6488/CPACTUALITES

Deux sucres et un Paxil

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Twitter

Traduire

Contact via Skype

My status

Téléchargez Skype et appelez gratuitement.

Offre de services

besoins encommunication

Découvrez...

samana_fb
Rejoignez-nous sur  FACEBOOK
PUBLICITÉ

chemindevie

reussir

invocation

streetSPA_s



RC
Gérard Piquemal invité de
"C'est ça la vie"

Gérard Piquemal et le
SPA de la Rue sur RDI

Implication humanitaire

blogg
Visitez notre blog image

Twitter