L'arthrose, que l'on nomme également arthropathie chronique
dégénérative, ostéo-arthrite (OA) ou
encore arthrite dégénérative, est une maladie
inflammatoire1
des articulations. C'est la forme la plus courante d'arthrite, qui
bien que n'entraînant pas habituellement d'incapacité
sévère, n'en est pas moins associée à
une diminution importante de la qualité de vie, due à
la douleur et à la limitation de la motricité.
Normalement, la surface des os est recouverte, au niveau des articulations,
d'un tissu appelé " cartilage ". Cette surface
parfaitement lisse est destinée à amortir les chocs
dûs aux mouvements. Dans l'arthrose, les cartilages se fissurent
et s'effritent. Les chondrocytes2,
essaient de fabriquer plus de matière pour compenser celle
qui a été perdue. Le plus souvent, la démarche
est vaine et le cartilage continue de disparaître. Ces tentatives
désespérées de réparation n'aboutissent
qu'à de petites excroissances osseuses déformant l'articulation :
Les ostéophytes ou « becs de perroquet ».
Ce processus peut s'échelonner sur des dizaines d'années,
la destruction complète du cartilage n'ayant lieu qu'au stade
final de l'arthrose.
C'est la maladie articulaire la plus fréquente. Bien que commençant souvent plus tôt dans la vie, les premiers symptômes n'apparaissent généralement qu'entre 40 et 50 ans. L'arthrose est plus courante chez l'homme avant 45 ans et chez la femme après 55 ans. A partir de 70 ans, la plupart des gens souffrent d'arthrose.
Maladie inflammatoire ou pas ?
L'arthrose est classée comme arthrite non inflammatoire, donc ne s'accompagnant pas d'inflammation (d'enflure). Des études récentes ont montré que ce n'est pas le cas. Bien qu'il n'y ait habituellement pas d'enflure au premier stade de la maladie, l'inflammation peut apparaître à mesure que l'arthrose progresse3.
Les causes de l'arthrose?
Selon les différentes instances médicales, les causes
de l'arthrose nous sont encore inconnues. Il est fort probable que
la dégénérescence des articulations soit causée
par un ensemble de facteurs héréditaires, constitutionnels
et environnementaux.
La métaphysique relie l'arthrose à une rigidité des pensées, des attitudes et des comportements. L'arthrose surviendrait lorsque nous sommes trop inflexible, trop exigeant, intolérant ou très moraliste.
Les facteurs de risques
Parmi les facteurs principaux, on retrouve :
l'hérédité (arthrose familiale) ;
le surpoids ;
le vieillissement ;
les antécédents traumatiques d'une articulation ;
d'autres maladies osseuses ou articulaires localisées
(séquelles d'arthrite, de fractures, maladie de Paget)
;
Des anomalies de position d'articulations (scoliose, malformation
de la hanche) ;
Une mauvaise nutrition et la déshydratation ainsi que certains aliments.
le port de talons haut (tout du moins pour l'arthrose des genoux).
Mais aussi : Un taux excessif de cuivre dans le sang, un excès de sécrétion d'hormone parathyroïdienne dans le sang, un diabète sucré, une hypothyroïdie ou encore une hémochromatose (taux trop élevé de fer dans le sang) ou encore un déficit en magnésium.
Les études épidémiologiques démontrent que la fréquence de l'arthrose est plus élevée chez l'homme que chez la femme, à âge égal, jusqu'à la cinquantaine. Au delà, c'est l'inverse. Or la grande différence entre les sexes à cet âge est la survenue de la ménopause chez la femme. Il est donc logique de penser que la privation d'hormones féminines favorise l'éclosion de l'arthrose4
Articulations touchées
L'arthrose peut toucher n'importe quelle articulation, mais ses cibles de prédilection sont habituellement les articulations qui soutiennent le poids du corps (hanche (coxarthrose), genou (gonarthrose), pieds et colonne vertébrale (discarthrose). Notez que les articulations non portantes, comme celles des doigts et du pouce, peuvent aussi être atteintes (rhizarthrose). Il est rare que d'autres articulations présentent des signes d'arthrose, sauf à suite d'un traumatisme ou d'un stress inhabituel.
Signes avant-coureurs de l'arthrose
Le fait qu'une ou plusieurs articulations soient douloureuses, raides et enflées pendant plus de deux semaines devrait être le signal de consulter votre médecin de famille. Plus le diagnostique sera précoce, plus vite des actions pourront être entreprises et moins les dommages seront importants et irréversibles. Pour ce faire, nous disposons aujourd'hui d'un véritable "arsenal" d'imagerie complété au besoin par des examens comme l'arthroscopie5
Les symptômes
Les douleurs dues à l'arthrose sont habituellement calmées par le repos et aggravées par les mouvements. Elles peuvent devenir permanentes avec l'évolution de la maladie, empêchant parfois le sommeil, devenant ainsi invalidantes pendant la journée. Ces douleurs ne proviennent pas du cartilage lui-même mais de l'atteinte de tissus environnants. Elles peuvent également être consécutives à une diminution de la circulation sanguine à l'intérieur de l'os lui-même, suite à un épaississement de l'os situé juste au-dessous du cartilage. Certaines sont dues à une inflammation de la capsule, à des contractures musculaires ou à l'instabilité articulaire à l'origine d'un étirement de cette capsule. Les autres symptômes sont dépendants du type d'arthrose et de sa localisation6
Évolution
Certaines arthroses évoluent très rapidement alors que d'autres ne se développent que très lentement. L'évolutivité de la maladie se juge uniquement sur la vitesse de diminution de l'interligne articulaire visible à la radiographie. Aucune analyse biologique ne permet de juger de l'évolution d'une arthrose.
L'évolution de la maladie arthrosique se fait vers l'aggravation progressive et le blocage de l'articulation. L'apparition de la limitation des mouvements et des déformations constitue l'élément majeur de la surveillance.
Dans de nombreux cas cependant, le patient se stabilise et ne présente plus de douleurs articulaires. Il arrive même qu'il y ait une régression de la maladie, visible radiologiquement7.
Comment retarder l'évolution
Il y a moyen de retarder la progression de la maladie. Pour cela, il est important de rester actif, afin d'entretenir les muscles et tendons de l'articulation, un ensemble interdépendant.
Bouger
L'exercice est essentiel, pour conserver la souplesse et la force des muscles et des tendons, qui assurent l'intégrité de l'articulation. Une activité physique régulière aidera à soutenir l'articulation, qui moins sollicitée sera moins douloureuse. Des exercices «doux», la natation, ou la gymnastique aquatique, la marche, sont bons pour prévenir ou soulager la douleur.
L'amplitude du mouvement doit être entretenue, pour les mêmes raisons. La pratique d'étirements doux et progressifs permettra de maintenir une plus grande souplesse des articulations.
Perdre du poids
Nous l'avons vu, le surpoids est un facteur déterminant dans l'arthrose, car les articulations sont sensibles aux variations pondérales.
Le massage
Sous l'effet de la douleur, les muscles se contractent et renforcent à leur tour la douleur. Le massage, accompagné d'huiles essentielles anti-inflammatoires permettra une détente des muscles et ligaments de la région atteinte.
La natation
Le simple fait de nager et de travailler la souplesse articulaire en piscine est un moyen idéal pour soulager les douleurs articulaires.
Écouter les messages du corps
Écoutez votre corps. En cas de crise, reposez l'articulation
malade tant qu'elle est douloureuse.
Traitements
Les traitements conventionnels
Le traitement médical de l'arthrose vise avant tout à
réduire la douleur et à améliorer le mouvement
articulaire.
Le traitement pharmacologique de première ligne comprend
principalement l'acétaminophène, comme : Doliprane®,
Efferalgan®, Dalfagan®, etc. en France - Tylenol®, Panadol®,
Exdol®, etc. au Canada). Notez bien qu'une surdose grave d'acétaminophène
peut entraîner une atteinte hépatique. Des AINS comme
l'acide acétylsalicylique ou ASA (Anacine®, Aspirine®
etc.) et l'ibuprofène (Advil®, Motrin®, etc.) sont
vendus sans ordonnance.
Lorsque cela ne suffit plus, d'autres types d'anti-inflammatoires non stéroïdiens
(AINS) sont alors prescrits. Si la douleur est intense ou l'enflure
très marquée, votre médecin peut vous prescrire
des produits comme Célébrex®, Clinoril®,
Feldène®, Indocid®, Naprosyne®, Relafène®,
Voltarène®, ou encore le Vioxx®, aujourd'hui retiré
du marché en raison de nombreux accidents cardio-vasculaires.
Il faut parfois prendre un AINS pendant plusieurs semaines avant
qu'il ne fasse entièrement effet.
Les injections de corticoïdes dans les articulations visent
à diminuer, voire à stopper le processus inflammatoire
au cours des poussées d'arthrose mais ses dangers sont nombreux :
Ostéoporose, tassement vertébral, fonte musculaire,
oedème, fragilité de la peau, pilosité excessive,
diabète, infections à répétition, hypertension
artérielle, glaucome, troubles psychiques. D'autre part,
un arrêt brutal de l'utilisation de corticoïdes peut
entraîner des dérèglements hormonaux plus ou
moins graves8.
La visco-supplémentation permet de lubrifier l'articulation et d'amortir les chocs. Elle consiste a injecter dans l'articulation une substance (une molécule de l'acide hyaluronique9), qui est normalement présente dans l'articulation et qui est responsable des propriétés viscoélastiques du liquide synovial10. Elle est essentiellement proposée pour la gonarthrose (arthrose du genou).
Quand l'arthrose est installée, quand elle fait trop souffrir et limite les mouvements et que l'état des articulations lésées n'a pas été amélioré par d'autres traitements, il est nécessaire d'avoir recours à la chirurgie. En particulier, l'arthroplastie, ou remplacement de l'articulation, est une modalité thérapeutique importante et efficace en cas d'arthrose de la hanche ou du genou.
La prise simultanée d'un antidépresseur doit être envisagée quand la douleur est omniprésente et que le patient a tendance à développer un syndrome psychique algique (modifications du comportement psychique dues à une douleur chronique)11 .
En tant que naturopathe, je conseille habituellement de n'avoir recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) que le plus tard possible et de ne pas les utiliser sur une longue période, car s'ils permettent d'inhiber l'inflammation et ce faisant, de contrer les douleurs et la limitation des mouvements, la prise d'anti-inflammatoires n'en a pas moins des conséquences dramatiques :
Irritation de la muqueuse digestive
Risque de gastrite et d'ulcères de l'estomac et du duodénum
Hémorragies gastriques (La plupart des AINS ont un effet
antiagrégant plaquettaire)
Dommages au foie
Dommages aux reins (Les AINS entraînent une rétention
hydro-sodée et antagonisent les prostaglandines qui ont
un effet vasodilatateur. Ils sont dès lors responsables
d'une augmentation de la pression artérielle.)
Détérioration du cartilage en bloquant la synthèse
du collagène
Blocage de la synthèse des glyco-aminoglycanes impliqués
dans la formation de plusieurs tissus articulaires.
Blocage de la synthèse des prostaglandines de type E2
(responsables de l'inflammation), de même que des autres
prostaglandines utiles (E1 et E3).
Nombreuses interactions médicamenteuses
L'alimentation
L'alimentation industrielle, les mauvaises habitudes alimentaires
et/ou la suralimentation, le stress... favorisent l'acidification
de l'organisme. Cette acidification est une des causes importantes
d'arthrose, car elle contribue à la déminéralisation
des os. En effet, lorsque le niveau d'acidité augmente, l'organisme,
pour retrouver son équilibre acido-basique, puise dans les
substances minérales alcalines présentes dans ses
réserves : os, cartilages, dents, etc... Un excès
d'acides entraîne toujours une déminéralisation!
On comprendra dès lors qu'après des années
d'excès d'acidité, l'arthrose, se manifeste. En rétablissant
l'équilibre "acido-basique", on freinera la progression
de la maladie.
Le choix de nos aliments est un facteur essentiel à notre
santé. Dans l'arthrose, une alimentation adéquate
permettra de renforcer les articulations, d'améliorer les
défenses antioxydantes et de lutter contre l'inflammation.
Certains aliments favorisent la production d'acide urique, qui
est préjudiciable pour les articulations, comme le cacao,
les viandes rouges, les produits laitiers, la charcuterie et les
sucres rapides (sucre blanc, riz blanc, purée de pommes de
terre …).
Aliments à éviter
Éviter tous les sucres, les viandes rouges, le gras animal,
les sels, produits laitiers, thé noir, café, cola,
maté, tamari, asperge, épinard, tomate.
Les viandes transformées industriellement (viandes fumées
et salées, bacon, jambon, saucisses fumées et
autres charcuteries) sont à éviter totalement, car
elles contiennent des agents de conservation et des substances chimiques
pouvant provoquer des réactions allergiques de type arthritique.
Aliments à privilégier
Les aliments riches en silice comme : farine de seigle, millet,
orge, topinambour, riz complet, persil… Utiliser l'huile
d'olive de première pression à froid ou l'huile de
graines de citrouille.
Lorsque les articulations sont douloureuses, le nombre de radicaux
libres augmente. Pour les neutraliser, consommer beaucoup d'antioxydants.
Vous les retrouvez dans les fruits, les légumes (poivron,
artichaut, céleri), les légumineuses, l'ail.
Les fruits rouges (myrtille, fraise, framboise, mûre, groseille,
cerise), les agrumes, les prunes, les kiwis, l'ananas et les dattes
sont également riches en antioxydants ainsi que les crucifères :
choux (tous), radis noir, navet, rutabaga, raifort.
Si vous êtes en surpoids, essayez de perdre les kilos superflus
qui surchargent les articulations. Pour cela, mangez moins d'aliments
farineux et sucrés (friandises, pain, pommes de terre) et
remplacez les par des légumes, des fruits et des protéines
végétales (soja, quinoa, légumineuses).
L'arthrose étant une maladie du cartilage, tout ce qui
peut renforcer ce dernier est donc bienvenue. A cet égard,
le calcium est indispensable.
Le calcium
Le calcium joue un rôle important dans le développement
et la solidité du squelette, la contraction des fibres musculaires
et la stabilisation du pH. Il permet également l'activation
de certains enzymes indispensables au bon fonctionnement de l'organisme.
Un mot sur le lait
Il existe une controverse sur le lait. D'un côté,
il apparaît dans les différents guides alimentaires
comme la source par excellence de calcium et d'un autre côté,
il est cité dans de nombreuses études comme favorisant
les rhumatismes. C'est l'alimentation des vaches et la pasteurisation
du lait qui seraient en cause. L'agriculture moderne, avec son cortège
de pesticides et d'antibiotiques, produit de nombreux résidus
qui ne sont pas sans effet sur notre organisme. D'autre part, selon
le Docteur Carol Vachon, le conditionnement occasionne une dénaturation
de plusieurs composantes du lait. Plusieurs données scientifiques
indiquent que ces changements modifient les impacts physiologiques
et nutritionnels du lait. Déjà au début du
XXe siècle, des études montraient que le chauffage
pouvait diminuer la capacité du lait à soutenir la
croissance chez l'enfant ou réduire le bilan minéral.
Le traitement à la chaleur atténue ou annule l'activité
antibactérienne d'un lait intact ainsi que les propriétés
immuno-stimulantes des protéines du petit lait de vache12.
La Docteur Jean Seignalet affirme que le lait et les produits laitiers seraient à l'origine de maladies rhumatoïdes et inflammatoires13.
Heureusement, le lait et les produits laitiers ne sont pas la seule source de calcium. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous les sources alimentaires de calcium. Il est préférable de combler les besoins quotidiens avec l'alimentation plutôt qu'avec des suppléments alimentaires.
Tofu ferme fait avec du sulfate de calcium – 100 g (3 ½ oz)
683 mg
2
Fromages emmental, romano, gruyère et parmesan – 50 g (1 ½ oz)
450-592 mg
3
Boisson de soya enrichie - 250 ml (1 tasse)
320-368 mg
4
Fromage ricotta, lait partiellement écrémé – 125 ml (1/2 tasse)
356 mg
5
Fromages brick, cheddar, edam, gouda, provolone, roquefort, suisse -
50 g (1 ½ oz)
350 mg
6
Tofu ordinaire, préparé avec du sel de calcium - 100 g (3 ½ oz)
350 mg
7
Sardines en conserve, avec arêtes - 100 g (3 ½ oz) (8 moyennes)
311-325 mg
8
Lait de chèvre – 250 ml (1 tasse)
325 mg
9
Lait de vache, 0 % à 3,25 % MG – 250 ml (1 tasse)
324-291 mg
10
Yogourt nature, 0 % à 3,25 % MG – 175 ml (3/4 tasse)
330-275 mg
11
Fromages bleu, camembert, feta, mozzarella - 50 g (1 ½)
210-250 mg
12
Saumon en conserve, avec arêtes – 100 g (3 ½ oz)
212-228 mg
13
Haricots doliques noirs, cuits – 250 ml (1 tasse)
212 mg
14
Jus d'orange enrichi de calcium – 125 ml (1/2 tasse)
160 mg
15
Perche de l'Atlantique grillée – 100 g (3 ½ oz)
137 mg
16
Tofu préparé avec du sel de magnésium – 100 g (3 ½ oz)
135 mg
17
Amandes, noix du Brésil ou noisettes – 60 ml (1/4 tasse)
52-93 mg
18
Palourdes en conserve – 100 g (3 ½ oz)
91 mg
19
Chou chinois bouilli – 125 ml (1/2 tasse)
90 mg
20
Truite arc-en-ciel grillée – 100 g (3 ½ oz)
85 mg
Autres source de calcium
graines de sésame entières
la plupart des légumineuses cuites ou en conserve (p. ex. fèves)
pak-choï, chou frisé, feuilles de navet et de moutarde
brocoli
oranges
pétoncles
huîtres
amandes, graines de tournesol séchées
L'organisme a besoin de vitamine D pour absorber
le calcium. Cette vitamine est présente dans le saumon et
les poissons en général, les huîtres, l'huile
d'olive, de tournesol, les jaunes d'oeufs et le foie.
On l'associera au magnésium puisque le calcium a besoin du magnésium pour être bien absorbé.
Le potassium, présent en grande quantité
dans les fruits et légumes, permet de limiter les fuites
de calcium osseux, en neutralisant les effets d'une alimentation
à tendance acide. On le retrouve dans : abricot, datte
et figue séchées, cerises au marasquin, jus de pruneau,
kiwi, avocat, noix de coco, noix, arachides, olives, rhubarbe, citrouille,
artichaut, brocoli, courge d'hiver, choux de Bruxelles, panais,
patate sucrée.
La vitamine K, elle, joue un rôle dans
la fixation du calcium sur les os.
On la retrouve dans : brocolis, bettes à carde, chicorée,
choux, cresson, huiles de colza, de soja, fines herbes comme l'origan,
l'estragon, le céleri en flocons, la sarriette, le romarin
et la sauge.
Il a été prouvé que lorsque les articulations sont douloureuses, la faute en incombe à une augmentation du nombre de radicaux libres. Ces derniers sont neutralisés par les antioxydants qui se retrouvent dans un grand nombre d'aliments.
Vitamine C : poivron, goyave, oseille, citron,
orange, kiwi, choux, papaye, fraise… Vitamine E : huile de tournesol, de soja, de maïs,
beurre, margarine, oeuf… Vitamine A : foie, beurre, oeuf… Sélénium : poisson, oeufs, viande…
Zinc : fruits de mer, viande, pain complet, légumes
vert ; Polyphénols (flavonoïdes et tanins en particulier) : fruits et légumes, vin, thé…
Les enzymes
Des études démontrent que des déficiences
en enzymes digestives contribuent activement à l'apparition
de nombreuses maladies chroniques, dont l'arthrose. En vieillissant,
notre organisme sécrète de moins en moins de ces enzymes
digestives. Une alimentation, essentiellement composée d'aliments
transformés industriellement ne nous apporte pas les compléments
nécessaires. Les bonnes sources d'enzymes sont : ananas,
papaye, mangue et goyave.
Consommer des aliments contenant des phytohormones, comme les
pois chiches, le soya. Ceux-ci auront un effet de maintien sur la
masse osseuse.
Les graisses
On sait aujourd'hui que plus on mange de graisses pro-inflammatoires,
plus on a de chances de fabriquer des substances qui favorisent
les inflammations. Il convient de limiter les aliments qui en apportent
beaucoup, comme les huiles de tournesol, de maïs, de pépins
de raisin, les oeufs (le jaune en particulier), des viandes comme
la dinde et le foie de certains animaux.
Si certaines graisses sont directement responsables de l'inflammation, d'autres, au contraire, permettent de lutter contre. En fait, il convient de rétablir un juste équilibre entre les oméga-6 et les oméga-3. Pour cela, adoptez l'huile d'olive pour la cuisson et l'huile de colza pour l'assaisonnement. Limitez les graisses saturées (beurre, produits laitiers, viande grasse) et mangez des poissons gras riches en oméga-3 (sardines, thon, saumon, maquereau) deux à trois fois par semaine et des noix ou des graines de lin tous les jours. En revanche, bannissez définitivement de votre cuisine les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin.
Les options non pharmaceutiques
L'exercice aide à réduire la douleur et à améliorer la fonctionnalité et peut parfois contribuer à maintenir un poids santé qui réduit les contraintes exercées sur les articulations. Des exercices d'amplitude et de musculation renforcent les muscles qui entourent l'articulation, ce qui la rend plus stable.
L'enseignement de stratégies d'auto-prise en charge afin
d'apprendre au patient comment faire face à la douleur et
aux limitations fonctionnelles est également un complément
au traitement qui améliore la qualité de vie.
Les suppléments alimentaires efficaces contre l'arthose
Il existe un certain nombre de plantes et suppléments efficaces
contre les méfaits de l'arthrose. Il ne s'agit pas de les
prendre tous mais de savoir ceux qui ont le plus d'impact sur vous.
L'usage de plantes médicinales n'est recommandée
qu'avec avis professionnel et personnalisé. Il est primordial
de ne pas faire d'auto prescription et de consulter un professionnel
de la santé de votre choix, certains produits naturels ayant
des interactions avec les médicaments de synthèse.
Les tisanes
Tisanes ou décoctions de plantes peuvent constituer un excellent
traitement de fond aussi bien préventif que curatif15.
alkékenge, infusion de 50 g de baies séchées
bouleau, infusion de 30 g de feuilles
cassis, infusion de 50 g de feuilles
chiendent, décoction de 30 g de racines
frêne, infusion de 30 g de feuilles
harpagophytum, décoction de 20 g de racines
marjolaine, infusion de 30 g de sommités fleuries
orme, décoction de 70 g d'écorce
reine-des-prés, infusion de 10 g de fleurs
saule, décoction de 30 g d'écorce de jeunes rameaux
La glucosamine [ 500 mg, 3 fois par jour ]
La glucosamine est produite naturellement par l'organisme. Elle
joue un rôle clé dans la construction de cartilage
en stimulant la production de glycosaminoglycanes, principaux composants
structuraux du cartilage. Elle aide à l'assimilation du soufre
qui est nécessaire à la fabrication et à la
réparation des cartilages.
Des études suggèrent que la glucosamine peut être
au moins aussi efficace que certains des médicaments fréquemment
utilisés pour traiter l'arthrose mais avec moins d'effets
secondaires gastro-intestinaux. La glucosamine est souvent
prise avec de la chondroïtine, un autre supplément considéré
comme efficace dans le traitement de l'arthrite. Ces substances
sont souvent combinées avec le manganèse, qui est
également nécessaire pour la construction du cartilage16.
La chondroïtine [ 400 mg, 3 fois par jour ]
Ralentit l'évolution de l'arthrose, protège le cartilage
articulaire et participe à sa reconstitution. Il faut compter
de deux à huit semaines pour que l'effet se fasse pleinement
sentir. A prendre en association avec la glucosamine.
La griffe du diable [ 1 ou 2 g par jour ]
Les propriétés anti-inflammatoires de la griffe du diable ont été mises en évidence par de nombreuses recherches. En plus d'agir sur les articulations et les tendons, la plante favorise la détente musculaire.
L'huile de foie de morue
Des chercheurs de la faculté de biomédecine de l'Université de Cardiff, au Royaume-Uni, révèlent que ce remède ancestral peut non seulement retarder la destruction du cartilage et l'inflammation douloureuse associées à l'arthrose mais qu'il peut même en inverser le processus17.
Le lithothamne
Cette algue constitue un apport de calcium, de magnésium
et d'oligo-éléments marins. C'est un aliment anti-acide
très efficace recommandé face à cette pathologie.
Le MSM [1,5 g par jour, trois fois par jour]
Découvert dans les années 1970 par des chercheurs du Portland Oregon Health Sciences University (États-Unis), le MSM a dès lors été largement employé en médecine vétérinaire pour lutter contre les troubles inflammatoires d'ordre musculaire ou osseux, notamment chez les chevaux de course et les chiens de race. Grâce au soufre qu'il renferme, le MSM contribuerait à préserver les fonctions immunitaires et à maintenir en bon état les tissus conjonctifs (tendons, derme profond, collagène, cartilage, etc.)18.
La SAMe (S-Adenosyl-L-Methionine)
Des essais cliniques portant sur plus de 20 000 personnes
ont révélé qu'elle était aussi efficace
contre l'arthrose que les AINS, sans en avoir les effets indésirables.
Le boswellia [300 mg à 400 mg, trois fois par
jour]
Utilisé en médecine ayurvédique et en Médecine
Traditionnelle Chinoise pour traiter l'inflammation des articulations.
A des propriétés anti-inflammatoires.
Le cassis
On reconnaît l'usage médicinal des feuilles de cassis comme traitement adjuvant des troubles rhumatismaux.
La cayenne
L'usage de crèmes, lotions et onguents à base de
capsicine (composé actif du cayenne), soulagent les douleurs
causées par l'arthrose.
Les insaponifiables d'avocat et de soya
Selon plusieurs études, ces substances, extraites de l'avocat et du soya, pourraient améliorer les fonctions articulaires et diminuer la douleur.
La réglisse
Son efficacité à soulager l'arthrite et les douleurs rhumatismales est reconnue par la Commission E allemande.
L'écorce de saule blanc
L'écorce de saule se compose en partie de dérivés
salicylés, qui présentent les mêmes propriétés
que l'aspirine, sans en avoir les effets secondaires. Ces salicylés
sont, d'une part anti-inflammatoire et d'autre part, agissent sur
les articulations douloureuses.
La prèle
La prêle est très riche en matières minérales
avec une teneur exceptionnelle en silicium (sous forme d'oxyde,
c'est-à-dire de silice). C'est la plante la plus riche qui
soit en cet élément majeur et essentiel pour notre
organisme. Elle peut contenir jusqu'à 40 % de son volume
en silice. Elle contient également une forte proportion de
calcium (sous forme de phosphate et surtout de carbonate) et de
potassium (sous forme de chlorure et de sulfate), ainsi que du fer,
du manganèse, du magnésium, du sodium et du soufre.
(voir dossier prèle)
Les probiotiques
Des patients gênés depuis de nombreuses années
par des douleurs articulaires, pourraient retrouver une bonne mobilité
avec les probiotiques mais il sera généralement nécessaire
de reconstituer simultanément la barrière intestinale.
La rééducation physique, les massages bien adaptés peuvent permettre de soulager les zones articulaires atteintes. Des exercices quotidiens sont bénéfiques pour l'ensemble des articulations. Attention cependant aux excès, attention également aux mauvaises postures. La gymnastique permet de prévenir la raideur et l'ankylose dues à l'immobilité prolongée des articulations.
Les cures thermales
Les curistes rhumatisants connaissent les bienfaits des cures thermales. Entouré de médecins, de masseurs et d'un personnel compétent, on y apprend les bonnes postures pour solliciter au minimum les articulations. Des soins particulièrement adaptés, en piscine mais aussi des massages, prodigués pendant la cure permettent souvent de bénéficier de plusieurs mois sans douleur arthrosique.
Originaire de Luchon,
je connais bien les effets bienfaisants de la cure dans cette station
thermale. Pour d'autres stations spécialisées dans
les rhumatismes, cliquer ICI.
L'ostéopathie
Elle peut apporter de bons résultats.
La chaleur
La chaleur peut calmer certaines douleurs rhumatismales dans le
cas d'arthrose. Ainsi, utiliser des vêtements chauds, prendre
des bains chauds. Employer des rayons infrarouges peut être
très bénéfique.
Bains et enveloppements
Bain de prêle : faire tremper 100 g de p.s. dans 3 à 4 L d'eau froide pendant une nuit. Faire bouillir, filtrer et ajouter à l'eau du bain. Prendre un bain de 20 min. en buvant une tasse de tisane de prêle (infusion de 1 c. à thé par tasse). Le niveau de l'eau doit être au-dessus des reins (partie inférieure de la cage thoracique). Sortir du bain et s'envelopper dans un peignoir sans s'essuyer et se reposer au lit pendant une heure.
Des cataplasmes chauds d'argile montmorillonite ou de boue de
la mer Morte offrent de bons résultats.
Massages
La massothérapie contribue à l'état de bien-être général ainsi qu'à la détente musculaire et nerveuse. Elle favorise les circulations sanguine et lymphatique. Elle est encouragée par certains spécialistes pour les cas d'arthrose.
Masser les zones douloureuses avec une préparation d'huiles essentielles : 2 gouttes de gaulthérie, ajowan, eucalyptus citronné et lavandin super.
L'apithérapie
Le vaccin à venin d'abeille protègerait contre les rhumatismes et la plupart des pathologies ostéo-articulaires douloureuses.
COUPER LE TABAC
Recherche et rédaction :
Gérard Piquemal, n.d
Mise à jour :
Lectures conseillées
Références
1) Inflammation chronique des cellules qui participent à
la synthèse et du maintien du tissu cartilagineux,
les chondrocytes.) Ré : http://www.lanutrition.fr
9) L'acide hyaluronique aide à protéger les
articulations en augmentant la viscosité du liquide
synovial et en rendant le cartilage plus élastique
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_hyaluronique)