De nos jours, tout le monde parle
du stress. Lorsque je fis mes premières recherches
sur le sujet, un célèbre moteur de recherche
afficha 232 000 000 de réponses sur le sujet ! Certains
aimeraient vivre sans, d'autres le combattent, d'autres encore
concoctent des formules qui se veulent anti-stress...
Malgré tous les documents de vulgarisation disponibles
sur le sujet, ce phénomène est encore mal connu.
Tout d'abord, regardons quelques statistiques sur le sujet :
Le Bureau international du travail (BIT) a évalué,
en ce début 21ème siècle que le nombre de
personnes "stressées" dans les pays industrialisés
a doublé en 10 ans.
Les femmes sont plus affectées que les hommes.
La Communauté européenne estime entre 3 et 4 %
du PIB la charge économique due à ces problèmes.
Au Québec, en 15 ans, l’absentéisme
pour cause de stress est passé de 2 % à 33 %.
mais, qu'est-ce que le stress ?
Rappelez-vous !
Cette journée où vous n'aviez pas étudié
et que le professeur d’un doigt inquisiteur vous désigna
pour répondre à cette question pour laquelle vous
n’aviez aucune réponse. Qu'avez-vous ressenti ?
Nous avons là 2 situations diamétralement
opposées... et une même réaction
de l’organisme.
Dans ses travaux, le Professeur Hans Selye définit
ces réactions comme étant le Syndrome Général
d’Adaptation, une simple réaction physiologique
de l’organisme face à une situation inconnue.
Lorsque nous faisons face à une de ces situations, notre
corps va réagir par... UN STRESS. Le cerveau
compare cette nouvelle situation (l'agent stresseur) à des
expériences passées afin d'élaborer une réponse
adaptée.
Ce ne sont donc ni le professeur, ni notre premier flirt
qui sont les stress mais bien la réaction elle même.
Le stress, un visage à deux faces
En fait, le stress recouvre deux types de réactions :
Celles qui sont normales, bien adaptées à une
situation particulière et qui ne durent pas dans le temps.
Celles qui étaient normales mais qui perdurent ou encore
celles qui sont excessives, inadaptées ou inadéquates.
Le stress positif ou "Eustress".
Pour être éveillé et performant, nous avons
besoin d’une dose minimale de stress ; comme des défis
motivants, des objectifs stimulants mais encore atteignables dans
des échéances réalistes, en respect de notre
qualité de vie et de celle de nos proches.
Dans de telles conditions, le stress est pour nous une énergie
positive, voire même euphorisante, qui stimule
nos ressources personnelles et entraîne notre organisme à
mobiliser adéquatement ses moyens de défenses. Il
est favorable à la motivation, à la performance mais
aussi essentiel au plaisir de vivre.
Le stress négatif ou " Distress"
Mais voilà, nous ne somme pas seulement soumis à
ce stress bienfaiteur. L’accumulation de stress, qu’ils
soient duent à des facteurs environnementaux, chimiques,
physiques, intellectuels, émotionnels ou le résultat
de certaines situations pouvant être pressenties comme menaçantes,
contraignantes ou simplement déplaisantes (échéances
irréalistes, réprimandes, conflits), n'ont pas le
même impact sur nous. Ces stress ne sont pas aussi amicaux,
puisqu’ils diminuent les performances et mènent à
l’épuisement des ressources. Pour certains, le piège
réside dans l’excitation qu’apporte le stress
positif. Drogués de leur propre adrénaline, ils ont
tendance à vouloir prolonger cette sensation euphorisante
et passent à la phase d’épuisement, sans même
s’en apercevoir.
L’absence totale de stress serait désastreuse pour
l’organisme. Nos ressources cessant d’être mobilisées,
notre performance deviendrait médiocre.
Le stress est une réaction physiologique normale à
condition que les réactions biologiques et psychologiques
soient déclenchées pour la bonne cause et dans des
limites acceptables.
Comment notre organisme réagit-il ?
Rappel anatomique
le Système Nerveux Végétatif (autonome) est
constitué de deux grands systèmes:
le Système Nerveux Sympathique
le Système nerveux Parasympathique
Le Sympathique accélère le métabolisme,
mobilise les systèmes de défenses de l’organisme
tandis que le Parasympathique freine le métabolisme
basal et répare l’organisme.
Voici quelques inférences qu'exercent ces deux systèmes
sur l'organisme:
sympathique
parasympatique
La pupille
Dilatation
Constriction
Fréquence cardiaque
Augmentation
Diminution
Bronchioles
Dilatation
Constriction
Péristaltisme de l'intestin
Diminution
Augmentation
Glandes de l'intestin
Diminution
Augmentation
Artères coronaires
Dilatation
Constriction
Glycémie
Augmentation
Diminution
Glandes salivaires
Diminution
Augmentation
La "bonne santé", l'harmonie, l’équilibre,
c’est l'alternance harmonieuse entre l’action des deux
systèmes.
En présence d’agent stresseur, le Sympathique
prend le contrôle pour mobiliser les systèmes de défense
de l’organisme. Durant le sommeil ou la relaxation, le Parasympathique
reprend le dessus pour reconstituer l'énergie utilisée
par le Sympathique.
Toute notre Énergie est alors concentrée
sur la réparation
Que se passe t-il lorsque nous sommes confronté à
un agent stresseur ?
Le Système nerveux Sympathique est stimulé.
Un signal est transmis au travers du cerveau jusqu'au système
limbique, siège de nos réactions cérébrales
primaires, de nos besoins vitaux tels que : se nourrir, se
protéger, se reproduire, mais aussi des phénomènes
d’apprentissage et de mémorisation.
L’information est ensuite transmise vers l’hypothalamus
qui génère des messagers hormonaux. Libérés
dans le sang, ces derniers agissent sur l’hypophyse,
qui active une autre hormone (l’acétylcholine
(ACTH). Cette nouvelle hormone agit sur les glandes surrénales,
entraînant la libération de corticoïdes
et d’adrénaline.
C’est l'axe du stress
ou axe corticotrope.
Une réponse de l'organisme en 3 phases
La phase d'alarme
Alors que les corticoïdes vont jouer un rôle anti-inflammatoire,
l’adrénaline apportera le sucre nécessaire
aux muscles pour prendre la fuite ou pour faire face, lors
d‘une agression par exemple.
L’organisme génère donc l’énergie
dont il a besoin, en facilitant la libération du sucre
et des graisses par le foie et en augmentant le rythme cardiaque
(donc son débit) pour mieux oxygéner les muscles
et les tissus.
C’est un premier stade où
la mémoire et la réflexion sont améliorées,
les pupilles se dilatent, permettant une meilleure acuité
visuelle.
Quelle que soit la nature du stimulus,
la réponse biologique de notre organisme est invariablement
la même.
La phase d'alarme
La phase de résistance
Si le stimulus persiste, l’organisme est
en situation d’urgence. Il se mobilise afin de capitaliser
d’autres niveaux de ressources, dans le seul but de retrouver
son équilibre. Il se met alors à sécréter
d’autres hormones :
L’endorphine (vertus anti-douleur),
Le cortisol (fournit au cerveau un apport
en énergie suffisant pour préparer la personne à
faire face),
La dopamine (stimule la circulation sanguine
et est précurseur de l’adrénaline et de la
noradrénaline),
La sérotonine (régule la température
du corps, la douleur, l’anxiété et le contrôle
moteur)
Les hormones sexuelles (accroissent la densité
des récepteurs de la sérotonine).
La phase de récupération
Lorsque la cause disparaît ou que la situation est bien
gérée, la tension baisse, la personne se détend
et l’organisme peut alors reconstituer ses réserves
énergétiques.
À ce stade, le stress est considéré,
d’un point de vue biologique, comme un agent stimulant
bénéfique pour l’organisme, qui lui permet de
réagir pour survivre à des situations pouvant le mettre
en danger.
Par contre, si la situation perdure, l’organisme
entre alors dans un état de tension excessive.
La phase d’épuisement (état de stress
dépassé)
Les dépenses énergétiques nécessaires
sont trop importantes et l'organisme est incapable de faire face.
Les défenses immunitaires s’effondrent et nous rendent
extrêmement vulnérables aux agressions extérieures.
On assiste alors à une mise en tension du corps qui veut
réagir. Le mieux serait alors de pouvoir évacuer ces
afflux d’énergie par des exercices physiques.
Cela permettrait d’éliminer les tensions. Mais quand
on ne pratique pas régulièrement d'activités
physiques, on est pris au dépourvu, la soupape de sécurité
explose. Apparaissent alors la fatigue, l’insomnie, l’irritabilité,
la colère, voire même... LA DÉPRESSION...
Principales causes de stress
Les principales causes de stress peuvent se classer en 3 grandes
catégories :
Les causes physiques : Faim, froid ou chaleur accablante, excès
de bruit, maladie...
Les causes biologiques : Carence ou excès alimentaires,
alcool, tabagisme...
Les causes psycho-émotionnelles : Echec ou sentiment
d'échec, jalousie, fruastration, séparation, décès...
STRESS & Psyché
A l’origine, le stress était relié
à une menace physique. Dans notre société
moderne, si le stress contribue encore à protéger
notre intégrité physique, il s'est également
infiltré dans les méandres de notre psyché
et au-delà de l'instinct, se sont les émotions
et les relations avec nos semblables qui sont les principales
causes du stress.
On pense souvent que le stress provient de facteurs comme
la charge de travail ou la pression sociale. Mais il existe
aussi des sources moins bien identifiées, comme le
refoulement inconscient d’une situation
non réglée. Là, viennent
se greffer des facteurs inconscients bien étudiées
et documentée, entre autres par la psychosomatique.
Si l'inconscient ne peut informer le conscient du trouble
qui lui pèse, si le barrage du conscient, soit par
conventions sociales, éducation) empêche l'abréaction,
cette extériorisation qui permet de se libérer
d’un refoulement, alors le trouble se déplace
dans le corps,
…C'est la maladie psychosomatique.
Signes et symptômes du stress chronique
Il existe, des signes avant-coureurs, comme des changements significatifs
du comportement, qui laissent normalement savoir que quelque chose
ne tourne pas rond. Soyez attentif à ces signaux
physiques. Le corps reconnaît les symptômes
du stress et il est en mesure de vous envoyer des messages afin
que vous puissiez vous prendre en main. A vous de les décoder
!
Quels sont-ils ?
Le manque d’entrain, de spontanéité, de
bonheur et d'enthousiasme;
Le manque de tolérance envers les gens, irritabilité,
en particulier au cours de discussions ou de désaccords;
Les explosions de colère;
Les difficultés de concentration ou l’incapacité
à prendre des décisions simples;
L’augmentation de consommation d'alcool et de drogues
(prescrites ou pas);
L’impatience ou la difficulté à être
seul;
La perte d'efficacité au travail ou à l'école;
Le ruminement de pensées négatives;
Des maladies physiques fréquentes et de la difficulté
à s'en remettre;
Des cauchemars et mauvais rêves répétés;
Les premiers malaises psychosomatiques, comme une éruption
cutanée inexpliquée
Le repli sur soi-même (on coupe les liens avec les amis,
la famille et les participations aux activités sociales).
Des symptômes plus sérieux et graves peuvent se développer
avec le temps. Ils peuvent même vous affliger avant que vous
vous rendiez compte qu'il y a plusieurs facteurs stressants dans
votre vie. Ces symptômes se manifestent sous forme physique
et psychologique:
Essoufflement - étourdissement et palpitations fréquents;
Perturbations de la structure du sommeil (réveils fréquents
pendant la nuit ou très tôt le matin);
changement avec l'appétit, perte ou gain de poids inexpliqués;
sensation d'impuissance et remarques cyniques;
attitude pessimiste et incapacité de faire face aux événements
de la vie.
Voilà, nous connaissons maintenant un peu mieux le stress,
tout du moins d'un point de vue théorique. Il nous est désormais
possible d'établir des modalités d’intervention.
Les ressources
Le stress est causé la plupart du temps par une impasse
relationnelle, un mauvais rapport entre deux ou plusieurs personnes
en milieu de travail ou en famille …Alors, que
pouvons nous faire ?
Adoptez la philosophie du stress.
Avoir une attitude honnête avec soi-même,
savoir reconnaître ses torts, affirmer ses droits et surtout
communiquer ses sentiments.
Être capable de dire oui ou non - Savoir
mettre fin à une relation conflictuelle – Interrompre
une communication dérangeante ou faire un point sur les
comportements stressant de l'autre.
Prendre du temps pour soi - Choisir ses priorités,
ne plus se laisser manipuler sans réagir ou encore ruminer
seul ses problèmes.
Évacuer les tensions nerveuses en
faisant du sport, de la relaxation, de la méditation,
des exercices de relâchement musculaire.
Pratiquer des disciplines comme le
Qi-gong, le Yoga, le Chindaï ou encore le Taï-Chi,
autant de prétextes à la mise en place de modes
respiratoire et de lâcher-prise … Par la maîtrise
du souffle on acquiert la maîtrise de soi, on renoue alors
avec la conscience de son corps et on retrouve son tonus et
son plein d’énergie
La natation est une bonne réponse
au stress. C’est un sport très complet qui améliore
la capacité respiratoire, la circulation sanguine, et
dynamise la force et l’endurance musculaires ainsi que
la souplesse des articulations.
Adopter une alimentation équilibrée,
une bonne hygiène de vie (respecter les temps de sommeil,
de plaisirs). Diminuer les excitants, tabac, café, alcool
et autres.
Le massage lent, doux, puis profond va réduire
les tensions, souvent même, les faire disparaître.
La douche chaude dirigée sur les zones
raidies ou des enveloppements de serviettes chaudes induisent
bien-être et détente.
Massage et chaleur produisent un effet apaisant
sur les terminaisons nerveuses de la peau.
La PNL ou la sophrologie sont des méthodes
qui apportent une profonde relaxation. Elle font appel des techniques
d’imagerie mentale et offrent de nouveaux choix de ressources.
L’inconscient et le corps mémorisent ces états
de bien-être et on peut tout à loisir les faire
resurgir le moment voulu pour dissiper tensions et anxiété.
Alimentation et stress
Bases nutritionnelles d’une alimentation en périodes
de stress intensifs
Le stress se nourrit principalement de magnésium et de vitamines
du groupe B. Ces vitamines et minéraux, sont essentiels à
notre équilibre. Ils interviennent dans la transmission du
système nerveux et la stimulation du système immunitaire.
A l'approche d'une période stressante, prévoyez
de consommer d'avantage d'aliments riches en vitamines B comme les
céréales complètes, le foie, les fruits secs,
les fromages "bleus" et surtout du germe de blé
et de la levure de bière, qui sont des compléments
alimentaire à forte densité nutritionnelle.
Mangez moins,
Consommez préférablement des aliments biologiques,
ils ont un meilleur rendement nutritionnel. Orientez-vous sur une
alimentation riche en magnésium, vitamines : A (caroténoïdes,
rétinol), B1 (ou thiamine ou aneurine), C (acide ascorbique),
E (a-tocophérol) et les incontournables flavonoïdes
(pigments naturels présents dans les fruits et légumes)
indispensables à la lutte contre le stress oxydatif cellulaire.
Vous devez sortir de table sans sensation de faim mais aussi sans
surcharge.
Buvez plus
L’eau nettoie notre organisme. Buvez-en abondamment (1,5
l/jour), d’une eau peu minéralisée. Évitez
de trop boire en mangeant (pas plus d'un verre) afin de ne pas diluer
les sucs digestifs et ainsi occasionner un surmenage des glandes
digestives et un allongement du temps de digestion. Buvez plutôt
en dehors des repas.
Consommez chaque jour des acides gras essentiels.
Les oméga 3 présents dans l'huile d'olive, de soja,
de tournesol, de noix, mais aussi dans les huiles de poisson gras
(saumon, sardine, flétan, morue), dans les huîtres,
les crustacés, les coquillages. Il est à noter que
les oméga 3 disparaissent à la cuisson.
Les oméga 6 sont présents dans l’huile d’onagre,
de noix, de tournesol, de maïs, le lait de jument, la luzerne...
Mangez cru, mangez vivant.
Crudités et fruits deux à trois fois par jour. Ils
représentent les enzymes, les minéraux et les vitamines.
Cuisez au minimum
Pour faciliter la digestion et l'assimilation de certains aliments
(courges, protéines, hydrates de carbones), il est nécessaire
de les cuire. Cependant, la cuisson dévitalise nos aliments.
Il est donc préférable de les cuire peu et à
chaleur modérée. Évitez la carbonisation
(Toast brûlés), qui est néfaste.
Consommez des céréales complètes
Grands fournisseurs de sucres lents : le riz, l’épeautre,
le quinoa, l’amaranthe, ont des propriétés nutritives
exceptionnelles et un goût délicieux. Le blé
ne pose problème qu'aux estomacs intolérants au gluten.
Préférez les céréales de culture biologique.
Utilisez largement les aromates, les condiments et les épices
Ail, oignon, ciboule, basilic, aneth, fenouil, estragon, menthe,
safran, cardamome… Leur utilisation apporte de nouvelles
saveurs dans nos assiettes et luttent efficacement à contrer
les effets négatifs du stress. Attention au sel ! (moins
de 2 grammes par jour)
Connaîssez et évitez les mauvaises combinaisons alimentaires
Melon avec quelconque autre aliment et même autre fruit
Deux types d’amidon au même repas (igname avec riz,
pomme de terre avec pâtes…)
Qui représentent des incompatibilités digestives
et des stresseurs du système digestif.
Vins & alcools
Idéalement, pas plus d'un verre de vin aux deux repas,
du moins pendant les périodes de stress importants. Pas d'alcool
fort.
Évitez le café en fin de journée et le soir.
Son effet stimulant déclanche une libération d’adrénaline
qui provoque anxiété, nervosité, palpitations
et insomnie. Son effet excitant peut durer jusqu’à
six heures. Pour le thé, vous pouvez le déthéiner,
en jetant la première infusion après une minute. Versez
à nouveau de l'eau bouillante, laissez infuser 5 minutes.
Les aliments à privilégier
Pour venir à bout de la fatigue, lutter
contre le stress, doper notre système immunitaire, booster
notre moral, voici la liste des aliments à avoir toujours
sous la main, à consommer et à privilégier
toute l’année !
La tomate et le cresson : des mines d’oligo-éléments
anti-fatigue (fer et potassium), anti-stress (magnésium)
et de vitamines tonifiantes (B et C). En crudité, en
soupe ces deux aliments sont à privilégier.
L’ail : Source de vitamines C et B6,
il renferme aussi du fer, du magnésium, du souffre et
du calcium. L’ail a des effets anti-fatigue et anti-stress
même en petite quantité. De plus, il diminue le
taux de cholestérol, protège le système
cardio-vasculaire, renforce les défenses immunitaires,
et jouerait un rôle dans la prévention de certains
cancers.
Les poissons gras et fruits de mer : Les
poissons gras (thons, saumon, maquereau) riches en oméga
3 (anti-cholestérol) et en phosphore (protecteur du système
nerveux), consommer ces aliments, c’est l’assurance
de faire le plein de vitamines B5, B9 et B12, efficaces contre
la nervosité et la fatigue. Plusieurs fois par semaine,
offrez-vous un plateau de fruits de mer pour des repas anti-stress
!
L’huile d’olive : Les crétois
champions d’Europe de la longévité, sont
de très gros consommateurs d’huile d’olive.
Elle contient de l’acide oléique, un acide gras
mono-saturé qui intervient dans le métabolisme
du cholestérol et protège des maladies cardio-vasculaires.
A consommer « extra-vierge » de première
pression.
Les fromages « bleus » : Particulièrement
riches en calcium et en potassium, 2 minéraux protecteurs
du système nerveux.
Les céréales complètes
: Le pain complet et les céréales présentent
le double avantage de fournir des sucres lents, principale nourriture
de notre cerveau et des cellules nerveuses, et des vitamines
B qui équilibrent l’humeur.
La levure de bière : Véritable
concentré de vitamines, d’oligo-éléments
et de minéraux, la levure de bière se révèle
un remède efficace contre la fatigue, la déprime,
les troubles nerveux, digestifs ou cutanés ainsi que
les maladies infectieuses.
Les fruits secs : Abricot, figue, banane,
raisin… sont très énergétiques,
riches en fibres et sucres lents, ces aliments sont de véritables
concentrés de vitamines et de minéraux qui apaisent
le corps et l’esprit.
Le chocolat : Sa forte teneur en magnésium,
sa richesse en phényléthylamine, un précurseur
de la sérotonine (hormone qui régule l’humeur)
en fait un aliment anti-stress par excellence et il n’a
pas son pareil pour doper notre moral !
Le miel : Les produits de la ruche, miel,
gelée royale, propolis, pollen, sources de vitamines
(B, C, PP..), de minéraux (magnésium, potassium,
fer, cuivre..)et riches en flavonoïdes (anti-oxydants)
sont des aliments clés du bien être et stimulent
le renouvellement cellulaire, combattent la fatigue, le stress,
dopent les défenses immunitaires et ont une action anti-inflammatoire
et antibiotique
Le magnésium
Ce minéral est essentiel à de nombreuses fonctions
de l'organisme : il contribue à la contraction musculaire,
à la transmission de l'influx nerveux - A la fabrication
de protéines et à la régulation du rythme cardiaque.
De plus, il a un effet régulateur sur le transit intestinal.
Par ces actions, le magnésium s'érige comme un élément
central dans les réactions qui permettent d'apprivoiser le
stress, puisqu'il gère en partie le fonctionnement des muscles,
le transfert des messages nerveux et les battements du cœur…
Plantes
et Huiles essentielles
Au delà de l’alimentation, les plantes sont de précieuses
alliées dans la lutte contre les effets du stress :
Pour chasser le stress
Sarrasin :
Pour sa richesse en vitamine B1, au magnésium et le
phosphore qu’il contient.
Le Millepertuis
Reconnu par nombre de praticiens du corps médical, dans
des cas de dépression légère ou saisonnière,
il remplace avantageusement les antidépresseurs modernes.
Attention cependant, il
existe de sérieuses interactions médicamenteuses potentiellement
dangereuses entre le millepertuis et certains médicaments
d'ordonnance.
Passiflore
Ses propriétés relaxantes et sédatives en
font un remède non seulement du stress mais aussi de l’insomnie.
Aubépine
Grâce à ses propriétés calmantes et
sédatives cette plante apporte la détente, sans pour
autant entraîner de somnolence.
Les huiles essentielles
Leur efficacité n’est plus à prouver
! Elles contiennent la «force vitale» des plantes
et permettent de restaurer l’harmonie du corps et de l’esprit.
Utilisées de manière préventive et ⁄ou
curative, elles permettent de conserver ou de restaurer l’harmonie
du corps et de l’esprit.
Les techniques manuelles
Massage & automassages
Des massage lent, doux, puis profond vont réduire les tensions,
le plus souvent même les faire disparaître.
L’acupressure ou digitoponcture
Inspirée de l’acuponcture, l’acupressure utilise
les mêmes méridiens pour stimuler l’énergie
des centres nerveux.
Certains points sont neurostimulants - des points anti-trac,
d’autres sont régulateurs de l’activité
hormonale, d’autres régulent le rythme cardiaque...
Ce qui est intéressant avec cette technique c’est
que vous pouvez appliquer vous-même ces points, …quand
vous en avez besoin.
La démarche personnelle
Principes rapide de résolution de problèmes
Posez vous honnêtement les bonnes questions...
Qu'est-ce qui me préoccupe vraiment
?
Est-ce que je peux changer les choses ? Comment ?
Quelle seront les conséquances ?
Qu'est ce que je veux, pour moi ?
Qu'est-ce que je choisis?
Est-ce dans mes limites ?
Ensuite, passez à l'action !
Je le fais… Maintenant ! Ne reportez
pas à plus tard, la procrastination est une source
importante de stress.
Est-ce que cela a été efficace ? ...Et, quand
sa ne marche pas, essayez autre chose.
Entraînement aux habiletés de communication:
Apprenez à dire NON ! …
Avec respect mais fermeté
Informez de vos besoins
Exprimez vos émotions
Répondez aux critiques…
Gestion du temps
Établissez votre horaire, en y incluant des activités
de détente
Établissez vos priorités et surtout, ne vous oubliez
pas en tant que priorité...
La mobilisation du support des gens de l'entourage
Informez les personnes ressources de vos besoins précis
Sâchez remercier
Acceptez que l'aide reçue soit imparfaite
Acceptez que chacun vous aide à sa manière
Confidence, Loisirs, Exécution de tâches, Fourniture
de moyens et de ressources.
Parler d'autre chose que de vos problèmes ou vous finirez
par éloigner les autres.
Rappelez-vous vos rêves, vos intentions et objectifs…
Réévaluez vos valeurs et vos croyances limitantes…
Prennez une distance émotionnelle
Regarder vos irritants de plus loin
Utilisez l'humour, dédramatisez les choses
Exprimez vos sentiments
À un confident
Aux membres de votre famille
Observez vous : Respiration – Tensions – Humeur
Entraînez-vous respirer adéquatement - Pratiquez
la relaxation
La respiration est un outil exceptionnel pour combattre les effets
pervers du stress. Naturel et simple. Quand on calme son souffle,
les battements cardiaques se régularisent, la pression artérielle
baisse, les ondes électriques du cerveau ralentissent, et
les muscles se détendent. Pour se détendre et lutter
contre le stress, il faut s'entraîner à la respiration
abdominale
Chaque fois que cela vous est possible, (dans une file d'attente,
dans le métro ou à un feu de rouge), profitez en pour
respirer consciemment par le ventre et relâches vos tensions.
Parlez-vous comme à un ami - Apprenez à vous apprécier
Donnez-vous des directives et des encouragements
Révisez vos critères d'évaluation, ARRÊTEZ
de vous demander l'impossible.
Offrez-vous de bonnes crises de fou rire.
Le rire détend, vide des tensions. L'organisme connaît
alors un état de détente (Parasympatique).
Biologiquement, le rire modifie les échanges chimiques du
cerveau et provoque un état d'euphorie. Après une
soirée amusante, on dort mieux et on se réveille en
meilleure forme.
Baillez souvent.
Conclusion
Voilà ! Vous savez maintenant que le stress, personne ne
peut y échapper, puisque c’est une réaction
normale de l’organisme en cas de crise. Par contre, nous nous
devons de mettre en place une série de mesures, afin de contrer
les effets pervers du stress. Ces effets ont envahit nos sphère
professionnelle, familiale et personnelle. Il parasite violement
les rapports humains. Plus encore, il met en danger l'état
de santé de ceux qui en sont victimes.
Il existe de nombreuses méthodes toutes plus efficaces
les unes que les autres, pour diminuer les effets du stress sur
l'organisme : Séminaires spécialisés,
Thérapies courtes – Relaxation – Exercices –
Respiration – Alimentation – Voyages-Santé…
DÉTOURSANTÉ.COM vous offre une formation de 30 heures,
qui vous apportera les outils nécessaires, en fonction de
vos besoins individuels.
Grâce à la compréhension des mécanismes
du stress et de leur impact psychosociologique il nous est désormais
possible d'espérer voir diminuer à terme certaines
maladies d’ordre psychosomatiques, comme l’asthme, le
psoriasis ou la sciatique !
Dr. Yves Donnadieu. Votre santé au quotidien. Éditions
de la Seine, 1997.
Savid Servan-Schreiber. Guérir. Éditions Robert
Laffont 2003.
Gail Sheehy. Les crises prévisibles de l'âge
adulte. Presses Sélect Ltée, 1974.
L'assiète Vitalité. Guide alimentaire proposé
par la Ligue Nationale Française contre le cancer et
la Fondation pour l'avancement de la recherche anti-äge
2002 .
Lucille Martin Bordeleau. Les bonnes combinaisons alimentaires.
Edimag 1999.
Ogden Tanner. Le stress. Time Life International1977.