Grippe A H1N1
Sujets de controverses, la grippe A H1N1 et la vaccination alimentent les conversations. Comment se prémunir ? Faut-il se faire vacciner ? A chacun de faire sa propre opinion et de choisir en son âme et conscience ce qui lui convient le mieux
| 07 Décembre 2009

Les conséquences pour Agathe Robitaille ont d'ailleurs été très importantes puisqu'on a dû lui implanter un stimulateur cardiaque.
« Une heure après avoir été vaccinée, j'avais des maux de tête et j'ai appelé mon employeur pour lui dire que je ne pouvais pas entrer au travail », a expliqué Mme Robitaille, qui n'est pas retournée au travail depuis.
Deux jours plus tard, Mme Robitaille, sans problème de santé particulier, avait de la difficulté à marcher et elle a dû se rendre à la clinique puisqu'elle avait aussi de la difficulté à respirer.
« Le médecin m'a conseillé de me rendre à l'urgence, mais, travaillant moi-même dans le domaine de la santé, je ne voulais pas engorger le système. Je suis donc retournée chez moi en me disant que ça passerait. Le lendemain, ma fille a appelé le 9-1-1 parce que je n'arrivais presque plus à respirer », a-t-elle raconté.
Dans l'ambulance, on lui a installé les lunettes d'oxygène et un masque de Ventolin. Arrivée à l'hôpital, elle en était à 35 pulsations cardiaque par minute, alors que la moyenne au repos varie de 60 à 70.
« Je me sentais partir... et je suis certaine que ce qui m'est arrivé a été causé par le vaccin qu'on m'a injecté », a-t-elle ajouté, même si aucun médecin n'a voulu confirmer son hypothèse.
Médecins sans réponse
« Ils ne sont pas capables de prouver que c'est à cause du vaccin, mais ils ne sont pas non plus capables de me prouver que ce n'est pas ça. La seule qui a osé me confirmer quelque chose, c'est une infirmière qui travaille à la Santé publique, et qui m'a dit que j'avais eu un syndrome oculaire respiratoire », a précisé la quinquagénaire, qui a toujours prôné la vaccination puisqu'elle travaille auprès des bébés naissants.
Depuis les événements, la Santé publique a appelé la Mme Robitaille chaque lundi pour lui faire répéter son histoire. « Ils voulaient même savoir à quelle heure je m'étais fait vacciner pour retrouver le numéro de la dose », a-t-elle dit.
Questionnée à savoir si les gens devraient prendre le vaccin, elle est catégorique : « Je vous laisse décider, mais moi, je le regrette, et je peux vous garantir qu'on ne mettra plus jamais rien dans mon corps. »
Consciente que bien des gens se font vacciner par peur ou par panique, elle les invite à bien réfléchir aux conséquences. « Moi, j'ai décidé de parler après avoir vu deux annonces dans le Journal qui demandaient des sujets pour tester le vaccin... Pour moi, c'est la goutte qui a fait déborder le vase », a-t-elle laissé tomber en terminant.
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