Grippe A H1N1
Sujets de controverses, la grippe A H1N1 et la vaccination alimentent les conversations. Comment se prémunir ? Faut-il se faire vacciner ? A chacun de faire sa propre opinion et de choisir en son âme et conscience ce qui lui convient le mieux
| 06 Janvier 2010
Depuis le début de la pandémie, la gestion gouvernementale a été entachée du soupçon de connivence avec les intérêts mercantiles de l'industrie pharmaceutique.
« La gestion d'une grippe est une gestion évolutive, parce que les conditions changent. » Qui Roselyne Bachelot pense-t-elle réellement convaincre en expliquant ainsi le dernier rebondissement dans sa gestion de la pandémie grippale ? Après des mois d'alarmisme, lundi soir, la ministre de la Santé a procédé à un spectaculaire virage sur l'aile en annonçant l'annulation de commandes de 50 millions de demandes de doses de vaccins contre la grippe H1N1, soit près de la moitié des 94 millions de doses commandées à quatre laboratoires. Une commande de 9 millions de doses passée à Sanofi-Pasteur a été « purement et simplement résiliée sans aucune indemnité », a-t-elle affirmé. Et pour le reste ? À combien s'élèveront les compensations versées aux laboratoires, sachant que les contrats signés n'étaient pas modifiables ? Motus et bouche cousue, tant au ministère que chez les labos. Une chose est sûre : même en tenant compte de la révision à la baisse des commandes, les groupes pharmaceutiques apparaissent comme les grands gagnants d'une gestion de la crise qui, dès le début, a été entachée du soupçon de forte proximité avec des intérêts mercantiles.
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